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Revue de Presse - 2011-07


 

 

Tourisme solidaire au Sénégal

Annie Silvestri, maire de Thil, s’est envolée pour le Sénégal avec un groupe de neuf personnes. L’objectif : aider les habitants d’un petit village.

Annie Silvestri et son groupe se sont envolés vendredi vers   le Sénégal, pour quinze jours de tourisme solidaire.  Photo RL

Annie Silvestri et son groupe se sont envolés vendredi vers le Sénégal, pour quinze jours de tourisme solidaire. Photo RL

Une semaine de tourisme et une semaine de chantier. Voilà des vacances au caractère particulier qui ont tenté un groupe de dix personnes issues du Pays-Haut.

A l’origine de cette action, Annie Silvestri, maire de Thil, qui a découvert le Sénégal et Dakar au cours d’un voyage humanitaire, l’année dernière. « Je suis partie avec l’association Solidarité Gadiobé pour participer à un chantier qui avait pour objectif d’améliorer les conditions de vie des habitants d’un petit village situé au nord du pays », explique-t-elle, plutôt séduite par cette expérience et les rencontres humaines qui en ont découlé.

L’élue a souhaité s’investir de manière différente en impliquant d’autres adultes dans l’aventure.

Dormir à la belle étoile

Si la vie à Gadiobé risque de dépayser les membres du groupe, dormir à la belle étoile ne devrait pas leur poser de problème. A l’instar d’Hélène et Lucile qui ont déjà participé à plusieurs séjours au Sénégal. Originaires de Tiercelet et Fillières, les deux jeunes femmes, âgées d’une vingtaine d’années, ont hâte de retrouver de vieilles connaissances. « Le rythme de vie est différent, peut-être parce qu’il y fait très chaud en cette période, assure Lucile. On sait que cela risque d’être difficile, mais nous sommes impatientes d’y retrouver nos amis. » Et surtout de pouvoir donner un coup de main sur place et donner vie à une troisième salle de classe dans l’école du village.

« Le carrelage a été posé, continue Annie Silvestri. Lorsque nous arriverons, il faudra peindre les murs et aménager une salle de lecture. L’inauguration est prévue le 27 juillet. » Durant six jours, Bernard, Bruno, Stéphanie, Céline et les autres retroussent leurs manches pour mener à bien leur projet. Annie Silvestri espère créer une émulation et développer durablement ce genre de « tourisme utile ». En parallèle, la maire de Thil fait parvenir régulièrement des conteneurs remplis d’objets destinés à la revente, à moindre coût, dans des épiceries locales. Une opération inédite qui a séduit de nombreux donateurs du bassin de Longwy.

Sandra NONNENBRUCK. 

 


 

Une lutte permanente à l’issue incertaine

La culture est en souffrance dans le bassin de Longwy. La Bonne Fillières événements, à l’heure de faire le bilan de la saison, n’échappe pas à la règle.

« On est bon nombre à se défoncer pour que ça marche, et la salle apporte beaucoup à plein de gens, mais c’est dur »,   explique Jacky Gerodel.  Photo Etienne JAMINET

« On est bon nombre à se défoncer pour que ça marche, et la salle apporte beaucoup à plein de gens, mais c’est dur », explique Jacky Gerodel. Photo Etienne JAMINET

La deuxième édition du festival L’Estivade, organisé par La Bonne Fillières événements samedi 9 juillet vient de se terminer. À l’heure de ranger les bières, l’eau et les projecteurs, Jacky Gerodel, le président de la structure, dresse le bilan d’une saison aussi compliquée que positive.

L’Estivade. — « Il s’est bien déroulé. On a gardé notre côté convivial, bon enfant, bonne humeur. Et puis les groupes étaient de qualité. Le seul point négatif, c’est le manque de fréquentation. On a eu un peu moins de monde que l’année dernière (240 contre 300), ce qui est dû peut-être aux autres manifestations (Sonisphere à Amnéville, Longwy la nuit etc.). On va se poser la question : changer de date ? De propositions ? L’ensemble reste positif malgré tout. »

Subventions. — « On a une subvention du Conseil régional qui peut aller jusqu’à 3 500 € et qui sera rendue fin d’année. La date pose problème, car ce qui est accordé prend 6 à 10 mois avant d’être versé. Et puis le montant, par rapport à ce qu’on pourrait toucher, est ridicule. Pareil pour le Conseil général : ce n’est pas avec 1 000 € qu’on soutient. Au total, on a de 14 000 à 15 000€ de subventions, pour une salle qui propose plus de 80 dates à l’année, ouvre tous les week-ends, et emploie deux personnes. On a donc des miettes. Peut-être que la culture en milieu rural, éducative et populaire, n’intéresse personne. On n’a même pas de quoi payer un groupe de musique, ou même l’indemniser. Le Conseil régional et le Conseil général ont de plus en plus de mal ? Ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’argent. Ça, je n’y crois pas, surtout quand je vois les sommes faramineuses qui sont dépensées ici ou là. On trouve de l’argent quand on veut en trouver. Ce qui me fait dire que la salle aura de l’avenir si les élus le veulent. »

Perspectives. — « On va voir pour diversifier nos subventions, mais on n’a pas de marge de manœuvre de trésorerie. À tout moment, on peut mettre la clef sous la porte. Du coup, on ne peut pas mettre sur pieds de plan de communication, pour aller chercher du public. On gère une structure à vue, alors qu’on devrait la gérer à un an. Si on arrête, ça sera peut-être un stand-by seulement, on verra. »

Emploi. — « Si, au 15 novembre, on n’arrive pas à renouveler le poste de Patrick Bessire, on fermera. Ce sera la fin de son contrat aidé. Il fait tout : de la newsletter aux contrats en passant par les contacts avec les groupes ou le son. Sans lui, on ne pourra pas tourner. Il était à 35 heures aidé à 90 % (on déboursait 500 € sur 1 900 €), il est passé en début d’année à 20 h aidé à 70 % (on déboursait 1 400 €). On l’a gardé, car c’était vital. On a rendez-vous avec le Conseil régional pour voir quels contrats pourraient convenir à Patrick. Je sais qu’ils aimeraient pérenniser une cinquantaine de postes en association. »

Municipalité. — « Elle nous soutient comme elle peut pour une commune de 400 habitants, soit 300 €, en plus de la salle. Mais son absence de toute communauté de communes pose problème. »

Ouverture de saison. — « On a le programme pour septembre, octobre et novembre, même s’il reste quelques modifications à apporter. On va redémarrer le 2 septembre par le spectacle Les Éternels, offert aux habitants de Fillières. Pour la suite, on n’envisage rien, car on ne va pas programmer des dates en 2012 si on va dans le mur. »

Luttes. — « La Bonne Fillières événements est une lutte. Ça ne me dérange pas. Ce qui me dérange, c’est la surdité des gens en face de moi. Je ne veux plus voir de gens dire : "C’est super ce que vous faites, on vous aidera", puis tout oublier en partant. »

Sébastien Bonetti. 

Date de création : 19/07/2011 @ 19:15
Dernière modification : 19/07/2011 @ 19:16
Catégorie : Revue de Presse
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