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Revue de Presse - 2014-08


 

Il y Dominique Larcher redore le blason de l’héraldique


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Il est l’un des chevaliers blancs de l’héraldique, ne manquant pas de faire partager au plus grand nombre sa passion pour les blasons et autres armoiries. Et cela tombe bien puisque le Jarnysien Dominique Larcher est plutôt sollicité…

On ne présente plus Dominique Larcher qui, depuis une quinzaine d’années, se passionne pour l’héraldique. L’ex-cheminot de 59 ans ne se contente pas d’être un simple collectionneur de blasons et autres armoiries. Celui qui est le vice-président du Conseil français d’héraldique en dessine et il lui arrive d’en identifier. Il travaille aussi bénévolement sur commande. Entretien.

Comment se porte l’héraldique à la veille de cette nouvelle rentrée ?

Dominique LARCHER : « (il sourit). Bien. Il y a un regain d’intérêt. Des particuliers, des collectivités, des associations et même des entreprises nous contactent, moi ou un autre membre du Conseil français d’héraldique, pour qu’on leur fasse un blason. Pour un professionnel (commerçant, artisan, entrepreneur…), un blason s’avère moins onéreux qu’un logo. Et surtout, il personnalise mieux son outil de travail.

Même chose pour les communes qui ont besoin de se donner une identité. Surtout, elles ont bien conscience qu’elles ne peuvent pas reprendre un symbole déjà existant. C’est-à-dire les armoiries d’un seigneur ou d’une famille ancienne ayant toujours vécu dans la commune. C’est d’ailleurs notre cheval de bataille au Conseil français d’héraldique : on lutte contre les usurpations de blasons. Nombreux sont les particuliers à se créer un blog et à reprendre sur Internet des armoiries déjà existantes. Nous insistons sur ce message : chaque écu est unique et pour une commune, il doit être voté en conseil municipal pour avoir une existence légale. »

Quel est l’intérêt pour une famille ou un particulier d’avoir un blason ?

« Cela permet de mettre en valeur son arbre généalogique. Un blason peut servir aussi comme élément décoratif dans une maison. Il arrive que des armoiries ornent des assiettes, des chevalières. En fait, ces représentations servent à symboliser l’existence d’une famille et les liens qui existent entre ses membres.

Mais plus généralement, le blason, c’est le passeport pour l’éternité. Votre blason et votre nom sont enregistrés pour toujours à la Bibliothèque nationale de France. Vous laissez une trace. Récemment, un homme est venu me voir pour que je lui en réalise un : il était célibataire sans enfants. Comme il n’aura pas de descendance, il a voulu marquer son passage sur cette terre. Son blason, c’est une manière aussi pour son nom de famille de ne pas tomber dans l’oubli… »

Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

« Les communes de Fillières et de Rouvres-en-Woëvre (Meuse) m’ont contacté pour que je réalise leur blason mais pour l’instant, il ne s’agit que de projets. Les élus de ces localités doivent encore soumettre les dessins à leur conseil municipal. Dernièrement, un homme de Montpellier et une dame du Canada, où j’avais fait une conférence il y a quelques années, m’ont appelé pour avoir le leur. On a tout fait par téléphone. Pour remonter un peu plus loin dans le temps, en début d’année, j’ai créé aussi le blason des Patriotes Résistants à l’Occupation (PRO) de Moselle. Cette association d’anciens déportés voulait quelque chose de marquant pour ne pas oublier les horreurs du IIIeReich. Je leur ai dessiné l’aigle hitlérien barré d’une croix verte pour signifier "Plus jamais ça". Et le vert symbolise l’espoir, la jeunesse… »

Allez-vous encore œuvrer au sein des écoles cette année ?

« Tout dépend si elles m’appellent. Ce sont les établissements scolaires qui décident d’avoir un blason ou non. J’ai conçu celui de l’école Saint-Exupéry il y a quelques années. J’ai travaillé aussi avec deux écoles de Briey. Je poursuis également l’atelier blason au collège Alfred-Mézières avec Michèle Zubiller, le professeur d’arts plastiques : même si le centenaire de l’établissement est passé, il y a toujours chaque année des élèves qui veulent se faire faire un blason. Pour eux ou pour leur famille. On revient à cette notion d’identité, à cette idée d’attachement à la famille. En ces temps difficiles où la conjoncture favorise l’individualisme, la famille reste un refuge, une valeur sûre… »a 100 ans, en Pays-Haut, le canon grondait


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Fin août 1914, de violents combats se déroulent dans le secteur, notamment aux alentours de Fillières. De nombreux blessés des deux camps transitent par Aumetz, des morts y sont enterrés. Fin août 1914, de violents combats se déroulent dans le secteur, notamment aux alentours de Fillières. De nombreux blessés des deux camps transitent par Aumetz, des morts y sont enterrés.

Dès le début de la guerre, le Pays-Haut frontalier de la Moselle annexée est particulièrement agité. Fin août, les troupes françaises se lancent à l’assaut des positions ennemies dans le secteur de Villers-la-Montagne, Morfontaine et Fillières. Les pertes sont sévères, lors d’une contre-attaque allemande, de nombreux blessés des deux camps sont évacués sur Aumetz, ils sont installés dans les salles de classe et à l’église où la population vient leur apporter des vivres et du réconfort avant leur transfert vers les hôpitaux. En raison de conditions sanitaires précaires, beaucoup de ces blessés décèdent, ils sont inhumés provisoirement dans le cimetière de la route de Crusnes.

Pendant le conflit, les Allemands sont repris par leur famille, il faudra attendre l’Armistice pour que les Français soient exhumés et dirigés vers les tombes familiales. Pas tous, huit corps sont restés sur place, un mémorial a été édifié au cimetière, et chaque 11 Novembre, une délégation municipale et les Anciens Combattants viennent rendre hommage à ces victimes. Le village, occupé par l’armée allemande, est la cible de bombardements français, plusieurs bombes lancées à la main par le pilote ne touchent pas le PC militaire, elles explosent dans les jardins.

Le front s’éloigne

Après ces événements, le front s’éloigne vers la Meuse, le secteur est plus tranquille. Début 1916, la bataille de Verdun se prépare et de nombreuses troupes et matériel débarquent en gare d’Aumetz. Dès février, les bruits de la canonnade s’entendent jour et nuit.

Malgré l’éloignement des combats, la terrible réalité de la guerre se ressent, de nombreuses familles apprennent la mort d’un fils, d’un mari, souvent tombé sur le front de l’Est où sont expédiés en majorité les Mosellans. La vie est de plus en plus difficile pour les habitants, avec des pénuries alimentaires, mais aussi une pression de plus en plus forte de l’administration allemande militarisée.

Les nouvelles officielles du front saluent les succès de l’armée allemande en évitant de parler des revers mais des informations reflétant la réalité parviennent à filtrer. L’entrée en lice des troupes américaines renforce l’espoir des francophones d’une proche délivrance. Le 11 novembre 1918, une dépêche arrive au bureau de poste, elle annonce la signature d’un Armistice. C’est une explosion de joie, des drapeaux tricolores sortent des placards, les Allemands, militaires et civils, plient bagages, mais c’est seulement le 23 novembre que les Américains entrent dans la commune, venant de Beuvillers, et l’annexion prend fin. La joie des uns ne compense pas la tristesse des autres, ceux qui ont perdu un proche lors de ce terrible affrontement.

Plusieurs renseignements de cet article sont extraits de l’ouvrage de Lucien Schleich Récits du passé et visages d’aujourd’hui.

Une flamme pour raviver le souvenir



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La commémoration de la bataille des Frontières, à Fillières, se déroulera en présence du secrétaire d’Etat, de champions de parachutisme et avec la flamme du soldat inconnu.

Dimanche aura lieu la commémoration de la bataille des Frontières. Ce sera surtout l’aboutissement d’un long travail de mémoire sur tous les événements qui ont marqué cette journée du 22 août 1914. Ce travail a été réalisé de concert par 17 personnes passionnées par les faits ayant marqué cette terrible journée. C’est un travail de longue haleine auquel se sont attelés le groupe de l’association Agir pour le Patrimoine et la connaissance en partenariat avec l’Association des mutilés combattants (AMC) et la commune de Fillières. Un recueil, fruit de ce long travail de recherches, a vu le jour et sera mis en vente.

« C’est un travail de deux années qui a mobilisé 17 personnes, souligne Michel Lenoir. Ce travail de recherches, nous avons voulu qu’il ne se perde pas, qu’il en reste une trace écrite, d’où ce recueil d’une centaine de pages. Pour arriver à ce résultat, cela a nécessité de longues journées de lecture de livres, de documents et de recherches sur internet d’une part et la récupération de documents, de pho tos, de récits militaires et civils. Ce recueil a fait l’objet d’un travail individuel dans un premier temps, avant d’être acté par l’équipe qui s’est réunie chaque jeudi matin et ce, pendant deux ans. Le résultat est là aujourd’hui sous la forme de ce recueil qui retrace la bataille des Frontières concernant les 10 communes associées dont Fillières ». Ce recuei l sera mis en vente lors de l’exposition qui se tiendra au hangar Deflandre ce dimanche 24 août.

Conjointement, une coupelle commémorative réalisée en émaux de Longwy sera disponible à la vente mais uniquement sur commande ainsi que des enveloppes et des timbres. Et Michel Lenoir de reprendre : « Mais la cerise sur le gâteau, si l’on peut dire, va être une table d’orientation en Émaux de Longwy représentant le champ de bataille des dix villages martyrisés, crée et réalisée par les établissements Joël Barthélemy et Gilles Godet de l’atelier de Saintignon. Cette plaque sera implantée à la nécropole nationale de Fillières ». Concernant la journée de ce dimanche, le programme sera marqué par la visite officielle de Christian Eckert, secrétaire d’État, chargé du budget.

Autre fait marquant de cette journée, la flamme du soldat inconnu sera transférée à Fillières le jour de cette journée commémorative de la Bataille des Frontières.

Programme au pas de charge

Voici le programme de la commémoration : 9h15, office religieux ; 10h, départ du défilé ; 10h30, mise en place au cimetière militaire ; fleurissement des tombes ; 10h40, 1er saut des parachutistes (champions du monde de voile contact) devant la nécropole ; 11h, cérémonies officielles, honneurs aux autorités civiles et militaires ; revue des troupes, dépôt de gerbes, hommage aux Morts, allocutions ; 12h, défilé à travers le village, pavoisé et fleuri aux couleurs tricolores ; 12h20, hommage à toutes les victimes civiles à la croix Drouet ; 12h50, 2e saut des parachutistes route de Bréhain ; 13h, baptême de l’espace loisirs : Paula-Lefondeur ; 13h15, départ jusqu’au hangar Deflandre ; exposition et vin d’honneur ; 13h30, repas à la roulante ; déjeuner à la salle polyvalente et sous les chapiteaux. Après le repas, visite libre de l’exposition, le musée et les lieux de bataille. Dans l’après-midi, concert des Athus Vus, à l’église, auteurs-compositeurs, musiciens et chanteurs.

La traversée de Fillières sera fermée de 10h à 13h.

La mémoire table sur les Emaux


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Fillières ne fera pas table rase du passé, bien au contraire… Pour le centenaire de la bataille du 22 août 1914, l’association Agir pour le patrimoine et la connaissance a commandé une table d’orientation en Emaux de Longwy, figurant les différents fronts. L’atelier de Saintignon s’est chargé de sa réalisation.
 

Les Emaux à table


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A Fillières, près de Longwy, l’association Agir pour le patrimoine et la connaissance a eu une initiative originale… Dans le cadre du centenaire des batailles du 22 août 1914, le groupe a commandé une table d’orientation figurant les différents fronts, réalisée en… Emaux de Longwy ! La valeur de l’œuvre signée par l’atelier de Saintignon est estimée « entre 4 000 et 5 000 € », d’après Joël Barthélémy et Gilles Godet (photo).

Les Emaux de Longwy à la table de la mémoire


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Dès vendredi, le Pays-Haut commémorera le centenaire de la Bataille des frontières. A cette occasion, la nécropole militaire de Fillières accueillera une table d’orientation en Émaux de Longwy, figurant les fronts du 22 août 1914.

Les cendriers en Émaux de Longwy, c’est désormais connu. Les boules de Noël et les fèves, également. Par contre, la table d’orientation, « ça n’a jamais été fait ! », annonce fièrement Joël Barthélémy, gérant des Émaux de Saintignon. Pourtant, l’objet sorti de son atelier aurait pu ne jamais voir le jour…

En juin dernier, sachant que le centenaire de la Première Guerre mondiale approche à grands pas, l’artisan entre en contact avec l’association Agir pour le patrimoine et la connaissance. Objectif : lui proposer des coupelles commémoratives de la Bataille des frontières autour de Fillières, le 22 août 1914. Le président de la structure patriotique, Michel Lenoir, et son équipe adhèrent à l’idée. Et même un peu plus…

Matériau « plus local »

« L’association avait également en projet de faire réaliser une table d’orientation en pierre de lave pour la nécropole militaire de Fillières , indique Gilles Godet, allié d’atelier de Joël Barthélémy. Mais lorsque nous les avons approchés, ils se sont dit que, finalement, les Émaux c’était plus local. » Joël Barthélémy et son compère sont donc recrutés afin de mener à bien une nouvelle mission : représenter la carte des affrontements du 22 août 1914, à Fillières et dans la dizaine de communes avoisinantes.

Pour ce faire, le duo travaille à partir de documents d’époque fournis par leur commanditaire. Un reportage photo réalisé sur place servira aux artisans pour dessiner la ligne d’horizon.

« Le plus long a été de créer la maquette de la table , confie le patron des Émaux de Saintignon. Il fallait que ce soit tip-top, du nom des régiments, à la traduction français-allemand, qui n’a pas été facile… » Pas simple non plus de donner le nombre exact de victimes dans les deux camps, surtout en sachant que les avis divergent sur ce point… « On nous a expliqué le problème des affrontements du 22 août 1914 : les Allemands n’ont pas laissé les cadavres des leurs sur les champs de bataille , rapporte Gilles Godet. Ceux-ci auraient été ramenés à Fontoy – qui était une commune allemande à l’époque – où les corps auraient été jetés dans des fosses communes et brûlés. »

Le diable était dans les détails, lors de ce projet commémoratif. Et ceci dès la création de la coupelle, où un soldat « pioupiou » pose devant les bannières française et germanique. « Seulement en 1914, contrairement à ce que l’on voyait sur notre première maquette, le drapeau allemand ne comportait pas de jaune , souligne Joël Barthélémy. Il était noir, blanc et rouge ! »

« Entre 4 000 et 5 000 € »

De son côté, la table d’orientation est sortie du four de l’atelier de Saintignon la semaine passée. Composée de vingt carreaux de 20 cm sur 20 cm, cette œuvre d’une valeur estimée « entre 4 000 et 5 000 € » devrait quitter Longwy aujourd’hui pour rejoindre la nécropole militaire de Fillières.

Elle sera exposée dans le cadre de la journée commémorative de ce dimanche 24 août. Puis, la réalisation de l’atelier Saintignon se verra encastrée dans un socle de pierre, avant son inauguration prévue le 11 novembre.

Comme pour sceller l’histoire de la Bataille des frontières dans les mémoires.

Une coupelle pour Merkel ?

La coupelle réalisée par les Émaux de Saintignon pour le centenaire de la Bataille des frontières, à Fillières, a déjà fait parler d’elle. Et au-delà des limites du Pays-Haut ! Par le jeu du bouche à oreille et des connaissances entre associations patriotiques, une variante de l’objet a été commandée dans le cadre de la commémoration du centenaire de la bataille du Mont Moret, près de Vitry-le-François dans la Marne. Cet ancien théâtre d’affrontements accueillera des cérémonies de devoir de mémoire au début du mois de septembre. Et à cette occasion, « il y aura du monde , fait savoir Joël Barthélémy, gérant de l’atelier de Saintignon. D’après ce qui nous a été dit, des exemplaires de nos coupelles devraient être remis à Angela Merkel, Poutine, Hollande… »

Les Emaux à la table du devoir de mémoire

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En vue du centenaire de la Bataille du 22 août 1914, à Fillières, l’association "Agir pour le patrimoine et la connaissance" a passé une commande originale à l’atelier de Saintignon : une table d’orientation en Émaux de Longwy ! Figurant les différents fronts de cet épisode de la Première Guerre mondiale, l’objet sera dévoilé lors de la commémoration prévue ce dimanche…

Une bataille dans toutes les mémoires

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Depuis plus de cinq ans, Michel Lenoir, entouré d'une dizaine de bénévoles fait des recherches sur les évènements historiques qui se sont déroulés en août 1914, le long d'un chemin de mémoire allant d'Aumetz à Boismont. Celui qui sera le maître de cérémonie ce dimanche pour la commémoration de la bataille de Fillières raconte ce travail titanesque, qui a débouché sur l'édition d'un recueil de cent pages. Depuis plus de cinq ans, Michel Lenoir, entouré d'une dizaine de bénévoles fait des recherches sur les évènements historiques qui se sont déroulés en août 1914, le long d'un chemin de mémoire allant d'Aumetz à Boismont. Celui qui sera le maître de cérémonie ce dimanche pour la commémoration de la bataille de Fillières raconte ce travail titanesque, qui a débouché sur l'édition d'un recueil de cent pages.

Président de l’association Agir pour le patrimoine et la connaissance, Michel Lenoir n’est pas homme à faire les choses à moitié. Pour ce retraité qui sera maître de cérémonie ce dimanche 24 août pour les cent ans de la bataille de Fillières, la pression monte. À moins d’une semaine du jour "J", il attend impatiemment la sortie imminente de l’édition d’un recueil, La Bataille des frontières , fruit de cinq années de recherches.

Un chemin de mémoire

Michel Lenoir explique : « C’était il y a cinq ans. Un coup de sonnette, une porte qui s’ouvre sur un mystérieux visiteur. L’homme n’est autre que Rémy Bécourt-Foch, l’arrière-petit-fils du maréchal. Il est de passage dans la région pour retrouver l’endroit où est tombé au combat son grand-père, Paul Bécourt, capitaine au 26e BCP, le 22 août 1914, au lieu-dit "la mare", près de Joppécourt ». Michel Lenoir prend sa voiture et l’emmène sur place. Son passager lui parle du chemin de mémoire, de la bataille des frontières. Cette rencontre inattendue donnera l’envie au passionné d’histoire de se documenter sur les événements qui se sont passés ici, il y a 100 ans. Cinq ans plus tard, ses recherches ont débouché sur l’édition d’un recueil d’une centaine de pages. L’ouvrage sera en vente, lors de la cérémonie officielle qui se déroulera à Fillières, ce dimanche 24 août.

Très vite, les recherches historiques de Michel vont dépasser la commune de Fillières. La bataille des frontières concerne une dizaine de communes toutes proches : Serrouville, Audun-le-Roman, Mercy-le-Haut, Boudrezy, Joppécourt, Ville-au-Montois, Morfontaine, Bazailles et Boismont.

Ses recherches vont susciter l’intérêt des personnes qu’il contactera tout autour de lui. Ainsi, une dizaine de bénévoles l’ont rejoint pour lui prêter main-forte. Parmi eux, Thierry Bisaga, résidant à Audun-le-Roman, qui s’est chargé de la conception, de la vérification et de la mise en page du recueil. Bernard Sartori, historien spécialisé, Hubert Fichant de Morfontaine, spécialiste en généalogie ou encore Jean-Paul Valle ont également participé, pour ne citer qu’eux.

Transmettre aux enfants

Les yeux cernés par les dernières réunions de travail pour boucler à temps cet ouvrage, notre homme sait qu’il n’aurait pas pu finir sans eux et sans Marie France, son épouse, qui lui a apporté un soutien inconditionnel.

Les bénéfices réalisés sur la vente de ce recueil et d’une coupelle du souvenir seront intégralement reversés aux écoles de Fillières et de Ville-au-Montois. Pour Michel Lenoir et tous les bénévoles qui ont participé à ce travail de recherches, c’est une belle façon de sensibiliser les enfants de ces localités aux événements historiques qui se sont déroulés à quelques pas de chez eux. En 2015, les classes de CM1 et CM2 feront un voyage à Paris, pour visiter les Invalides. L’année suivante, ce sera au tour des CP, CE1 et CE2 d'aller à Verdun.

Depuis plus de cinq ans, Michel Lenoir, entouré d’une dizaine de bénévoles, fait des recherches sur les événements qui se sont déroulés en août 1914, le long d’un chemin de mémoire allant d’Aumetz à Boismont.

Un recueil en découle sur la bataille des frontières qui sera en vente ce dimanche 24 août.

Le challenge de la Fricadelle remis en jeu


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L’auberge La Clé des champs et la Fricadelle (Fillières) organisent un tournoi de foot amateur samedi 23 août, à partir de 9h. À cette occasion, le challenge de la Fricadelle, remporté par l’équipe des All Black de Boismont sera remis en jeu.

Le rendez-vous est donné sur le city stade de Boismont (parking Auberge La Clé des champs), zone artisanale, lieu-dit Mainbottel, entre Boismont et Mercy-le-Bas. Les équipes doivent être composées de cinq joueurs minimum.

Inscription : 2 € par joueur pour l’assurance. Buvette et restauration rapide sur place, à proximité du terrain.

Grand jeu de l’été : question n° 8


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Voici la 8question du 19e grand jeu de l’été de l’office de tourisme du pays de Longwy, en partenariat avec Le Républicain Lorrain. Pour cette édition 2014, le thème est : Le Sentier de la Mémoire.

Dès le début du mois d’août, les troupes ennemies sillonnent le pays, en vue de préparer l’attaque de Longwy. Ainsi, le 3 août 1914, des uhlans entrent

à Fillières, 100 soldats campent au Tilleul avec 1 500 cavaliers. Le 7 août, le maire, Charles Noirjean est arrêté ainsi que le curé, J.-B. Robert et le garde champêtre, âgé de 77 ans. Un pseudo-conseil de guerre condamne ce dernier à mort : il est fusillé le 8 août, à 5h du matin, chemin de Bréhain, là où une croix rappelle ce triste événement.

Question : Quel est le nom du garde champêtre de Fillières ?

Les bulletins réponses se trouvent à l’office de tourisme et à l’agence de Longwy du Républicain Lorrain.

L’homme de l’ombre


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Ne demandez pas à Francis Herbays la dernière fois qu’il s’est brouillé un tant soit peu avec Christian Eckert, il répondra par un grand blanc. Le maire de Fillières a beau chercher, il ne trouve aucune trace d’un mot plus haut avec celui dont il est attaché parlementaire. En sept ans, rien, donc. « Nos caractères sont compatibles. Avec Christian, il y a quelque chose de fort. Une vraie aventure humaine », explique celui qui occupe aujourd’hui la fonction de chargé des affaires territoriales et des affaires réservées. Le ministre conserve ainsi un lien avec le territoire, notamment en ce qui concerne le suivi des entreprises. Un travail en collaboration avec Jean-Marc Fournel qui reprend la députation.

« Quatre jours par semaine, je vais bosser à Paris, au ministère », indique Francis Herbays qui travaille en lien direct avec le cabinet d’Arnaud Montebourg.

Du bonheur 100 % nature


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Murielle et Jean Schmitt ont trouvé leur bonheur. Être agriculteur, pour lui c’est une évidence, pour elle une reconversion. Le couple va toujours de l’avant et a fait de la vente directe de ses produits une priorité. Viande bovine, poulets, œufs et légumes font la joie des gourmets qui poussent la porte du 36, Grand-Rue à Fillières.

Leur bonheur est vraiment dans le pré

Murielle et Jean Schmitt ont trouvé leur bonheur dans les prés et ils en font profiter les autres en allant vendre leurs produits sur les marchés ou dans un petit magasin situé dans la Grand-Rue à Fillières.les-poules-un-pari-risque-mais-reussi-puisque-les-oeufs-font-le-bonheur-des-clients-sur-les-marches-comme-au-magasin-photos-etienne-jaminet.jpg

Elle est Vosgienne. Il est de Fillières. Elle était secrétaire juridique, il est agriculteur. Ils se sont rencontrés grâce à des amis. Depuis, la fille de bûcheron a laissé tomber son travail et a été conquise par le métier de son homme. Murielle et Jean Schmitt ont fondé une famille, Arthur a deux ans. Ils ont également monté un projet de vie basé sur une agriculture raisonnée.

Des produits frais…

Jean a repris l’exploitation de son père en 1995. Lait, viande et céréales sont alors produits sur une centaine d’hectares. Une première étape dans le changement sera la vente directe de viande. C’était au moment de la maladie de la vache folle. La consommation avait chuté. Pour continuer à produire, Jean Schmitt choisit alors de vendre lui-même. Avec le bouche à oreilles, le pari est réussi. Les clients lui font confiance. Ainsi, 10 à 12 bovins sont vendus en direct chaque année. L’agriculteur propose toujours des colis de 10 kg de viande. Mais, quand Murielle devient collaboratrice, d’autres idées voient le jour. Ils commencent par la vente d’œufs. Pour cela, ils investissent dans des poules pondeuses, 250 qui gambadent passant du hangar au champ, nourris du blé produit sur la ferme et des salades et autres légumes qui finissent dans le bec des gallinacées. « On ramasse les œufs au moins cinq fois par jour », précise Murielle. C’est Madame qui s’occupe de la vente au magasin, situé au 36, Grand-Rue à Fillières, mais aussi du jardin qui actuellement voit pousser salades, pommes de terre, courgettes, potirons, betteraves et autres haricots… « L’année dernière on a fait un tabac avec le rutabaga, mais cette année j’ai raté le semis , » sourit Jean. Ce sera pour la prochaine fois, le panais aussi a eu du succès.

Les clients peuvent venir à Fillières, le magasin est ouvert tous les jours avec, en plus, un dépôt de pain depuis décembre dernier. Mais il est aussi possible de se rendre sur le marché de Villerupt le mardi matin, ou encore une fois par mois sur le marché du terroir à Longwy.

À Villerupt, les producteurs se sont vite fait une réputation. Les salades et courgettes cueillies du matin, les pommes de terre ramassées la veille, ne font pas long feu, tout comme les œufs… C’est plutôt motivant pour le couple qui ne regrette pas son investissement quotidien. « Certains nous prennent pour des allumés, mais on n’a pas eu tort », apprécie l’agriculteur, qui estime qu’en production de légumes sur le territoire, il y a de l’avenir. Il faut évidemment ne pas avoir peur du travail. À la fermeture du magasin, Murielle retourne souvent dans son jardin. Les vaches doivent être traites matin et soir, les poules et poulets, sans oublier les canards nourris et les champs entretenus. « On fait des breaks de temps en temps », soulignent les quadragénaires, qui peuvent compter sur la famille ou les amis pour dépanner en cas de coup de bourre. Une chose est sûre, ils ont trouvé leur bonheur dans ce métier. Pour elle, il s’agit « d’une bonne reconversion », pour lui d’une évidence depuis l’enfance. « Je ne ferais rien d’autre, le matin on se lève et on se demande par quoi on va commencer… »

Bataille du 22 août 1914 : hommage aux soldats tués


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Dimanche 24 août, le travail de l’association Apaco (Agir pour le patrimoine et la connaissance) verra son aboutissement à l’occasion de la cérémonie commémorative de la bataille du 22 août 1914. Dans quelques jours, le travail de l'APACO ( Agir pour le Patrimoine et la Connaissance) verra son aboutissement dans la cérémonie commémorative de la bataille du 22 août 1914. Pas de flonflons, ni de bal musette pour commémorer ce qui fut une horrible boucherie:

Pour moi, cette commémoration doit se faire dans le recueillement. » Michel Lenoir, président de l’association Apaco (Agir pour le patrimoine et la connaissance), raconte la bataille du 22 août 1914 : « Le champ de bataille de Fillières, Ville-au-Montois, Joppécourt, cet épicentre a vu 1 400 Allemands, 800 Français tués, des jeunes fauchés dans la fleur de l’âge par la folie meurtrière de la guerre. Depuis un an, l’équipe de l’association Apaco travaille d’arrache-pied pour qu’enfin le parcours mémoriel de l’Interreg qui s’arrêtait à Ville-au-Montois arrive enfin à la frontière de la Lorraine annexée ».

Michel Lenoir a commencé son travail de recherches depuis maintenant cinq ans et, jusqu’à ce jour son équipe de passionnés n’a cessé de s’étoffer. En effet, les communes de Serrouville, Morfontaine, Mercy-le-Haut, Boudrezy, Bazailles, Boismont, Joppécourt et enfin Ville-au-Montois, ont rejoint l’Apaco « pour boucler la boucle », souligne le passionné. « Ce travail de recherche, laborieux mais néanmoins passionnant va trouver finalement son aboutissement dans les cérémonies de la commémoration. » Le 24 août marquera le centenaire de la Bataille des Frontières, « celle qui touche plus particulièrement les dix commu nes martyrisées par les combats de cette terrible journée du 22 août. Les combats ont ensanglanté les champs de bataille de Ville-au-Montois, Fillières, Joppécourt, Mercy-le-Haut. Cette commémoration a pour but de rendre un hommage solennel aux 800 soldats français tués sur ce territoire ainsi qu’aux 121 victimes civiles ».

Sauts de parachutistes

Au programme de cette journée qui se déroulera à la Nécropole de Fillières : 9h15, office religieux ; 10h30, mise en place au cimetière militaire ; 10h40, premier saut de l’équipe de France des parachutistes (champions du monde de voile contact) ; 11h, cérémonies officielles, recueillement, discours, appel aux morts, fleurissement des tombes, lâcher de ballons bleus, blancs rouges par les enfants et chant de la marche Lorraine ; 12h05, défilé à travers le village, pavoisé et fleuri aux couleurs tricolores ; 12h20, hommage à toutes les victimes civiles à la Croix Drouet ; 12h50, 2esaut des parachutistes ; 13h10, départ jusqu’au hangar Deflandre, exposition et vin d’honneur ; 13h30, repas à la roulante. Après le repas, visite libre de l’exposition, du musée et des lieux de bataille L’après-midi, concert des Athus-Vus. Ils interpréteront treize morceaux en hommage à tous les soldats morts au combat, des textes et mélodies au service de la mémoire. Ces cérémonies se dérouleront en présence des familles françaises des soldats qui reposent à la Nécropole, de Rémy Bécourt-Foch, d’Hubert Lebrun, petit-fils du président Albert Lebrun, du 516e régiment du Train de Toul, des colonels Philippe Grethen, René Pérez et Vitali Kalinitchenko.

Concernant le menu Piou-Piou : les repas se feront uniquement sur réservation.

Contact : Michel Lenoir : 03 82 25 01 16 ou Serge Brissette au 03 82 25 00 72.

 


Date de création : 01/08/2014 @ 17:57
Dernière modification : 05/12/2014 @ 17:14
Catégorie : Revue de Presse
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