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Revue de Presse - 2012-09


 

La Valle qui siffle…

A quelques jours de l’ouverture de la chasse, nous sommes partis sur la trace d’Eliane Valle, conductrice de chiens de sang. Cette habitante de Fillières fait figure d’exception dans l’univers profondément viril de la chasse.

Eliane Valle attend avec impatience l’ouverture de la chasse, programmée ce dimanche. Ses deux chiens de sang aussi…  Photo René BYCH

On vous appelle comment ? La chasseuse ? » « Non, je suis UN chasseur. » Depuis le temps qu’elle fait parler la poudre, Eliane Valle ne mérite plus cette confusion. Ses preuves, cette habitante de Fillières les a suffisamment faites : « Les femmes sont très rares dans le milieu. Se faire accepter demande des efforts. Une dame qui porte le fusil est plutôt mal vue par certains chasseurs. » C’est comme tout, il y a les bons et les mauvais chasseurs…

Ce petit bout de femme de 64 ans a tiré ses premières cartouches il y a 20 ans : « À l’époque, il m’arrivait d’accompagner mon mari, chasseur de son état.Une amie doutait de ma capacité à passer le permis. J’ai relevé le challenge. » Puis elle s’est prise au jeu. Du moins d’une manière progressive, le temps de s’affranchir de sa sensibilité féminine : « La première fois que j’ai croisé la route d’un troupeau de sangliers, j’ai été incapable de saisir mon fusil. C’est tellement impressionnant et beau à voir. » Une autre vision la hante encore, parfois : « Un chevreuil blessé qui pleure. Des larmes s’échappent de ses yeux. Il ne faut pas le regarder quand vous tirez. » Un brin de poésie dans un monde de brutes…

Conductrice… de chiens de sang

En dépit de ces images saisissantes, Eliane arpentera à compter de dimanche ses terrains de chasse favoris dans les bois bordant sa commune. Surtout, elle guettera les appels sur son téléphone portable. Tel un médecin de garde, il est possible de la consulter à presque toute heure du jour et de la nuit : « Je suis conductrice de chiens de sang. » En écho résonnent les aboiements de ses deux fidèles compagnons : Urane, 9 ans et un goût toujours prononcé pour le sang ; Eos, la petite jeune de 3 ans, toujours partante pour remonter la piste du gibier. Ces deux Rouge de Bavière assurent sa renommée depuis plusieurs années. Les voilà, les deux facteurs qui ont sensiblement accéléré son intégration parmi ses homologues : « Il y a encore trois ans, je devais être la seule à exercer cette activité dans le secteur. La recherche, c’est mon plaisir le plus intense, ce qui me plaît le plus. »

La recherche ? Conductrice de chiens de sang ? Pour le profane pour qui chasse rime avec fleur au fusil, la signification de ces deux expressions demeure floue… « La recherche consiste à remonter la trace d’une bête blessée. Un chasseur qui croit avoir touché un gibier me contacte. Le lendemain, je pars à sa recherche avec Urane et Eos. » Le flair des deux déesses fait le reste : « Parfois, la recherche peut durer trois bonnes heures et s’effectuer sur plusieurs kilomètres. »

Le bon et le mauvais chasseur

Dénicher un sanglier agonisant ou même laissé pour mort n’est pas à portée (de fusil) du premier venu. Cet art canin nécessite des connaissances et une solide formation dispensée notamment par la fédération départementale 54 : « J’ai également suivi un stage dans le Bas-Rhin en 2003. Ensuite, il faut éduquer ses chiots au quotidien, leur faire renifler du sang avant de les lancer sur le terrain. Je suis toujours admirative quand je vois mes chiens travailler et lever des pistes… »

Urane remue la queue. Peut-être perçoit-elle l’ouverture prochaine de son activité préférée. La chienne connaît les risques du métier, en témoigne cette balafre qui barre son pelage : « Une mauvaise rencontre avec un sanglier. Il l’a fait voler dans les airs. Parfois, j’ai peur pour elles… »

Au sein même de son propre cercle familial, ce goût pour la chasse provoque quelques dissensions : « Mes trois filles souhaiteraient que j’arrête. Parfois, il arrive qu’on m’appelle pour une recherche en plein repas. Je me lève, je m’excuse et je m’en vais. La passion est telle que de septembre à octobre, mes proches savent que je ne serai disponible pour personne. Ce sera chasse en semaine et le week-end… »

Cette assiduité lui vaut, aujourd’hui, de ne plus être une inconnue dans les associations de chasse du département. Tiens, en parlant d’inconnus, la tentation est grande de l’interroger sur la différence entre un bon et un mauvais chasseur : « Le mauvais chasseur, c’est celui qui tire à tout va. Le bon chasseur ne presse pas la détente systématiquement. Ne pas tirer, c’est aussi un acte de chasse. » Des propos sages qui font d’elle, à coup sûr, UN bon chasseur…

Les femmes aussi portent le fusil

Eliane Valle et ses deux chiens de sang, Urane et Eos.  Photo René BYCH
Les 7 000 chasseurs de Meurthe-et-Moselle vont pouvoir ressortir les fusils dimanche, date de l’ouverture de la chasse. Parmi eux… une dame. Eliane Valle est conductrice de chiens de sang. Cette habitante de Fillières fait figure d’exception dans un univers profondément viril.

Soleil, foot et bonne humeur

Organisé pour la toute première fois à Fillières avec le soutien du comité des fêtes, le tournoi de foot mixte à 5 a rassemblé sur le terrain omnisports une douzaine d’équipes. Venues de Joppécourt, majoritairement, de Morfontaine et aussi de Fillières, les parties se sont jouées dans la bonne humeur et un bon esprit sportif. Les supporters ont quant à eux contribué largement à mettre l’ambiance.

L’hommage aux sept jeunes fusillés

Les 24 porte-drapeaux, représentant les diverses sections d’anciens combattants,   ont rendu hommage aux jeunes fusillés.  Photo RL
Le 2 septembre 1944, est un jour qui a fait date pour de nombreux Thillois. Ce jour-là, la guerre a fauché en pleine jeunesse sept jeunes Lorrains : L. Felizetti, M. Galiazzi, H. Panetti, G. Rubbo, J. Robert, L. Pellicioni et son frère J. Pellicioni, tous originaires de Thil, abattus en plein champs par une troupe de SS. Le plus jeune avait à peine 15 ans. « C’est à l’initiative des anciens combattants de Villerupt et des communes avoisinantes, que cette stèle érigée en leur mémoire a été inauguré le 12 septembre 1992. Ce monument est un peu le symbole de résistance du Pays-haut , a rappelé M. Schutz, président du comité de la stèle. Il nous faut tirer les leçons du passé pour continuer à vivre dans la paix. » 24 porte-drapeaux, Michel Richard, vice-président départemental délégué de la Fnaca, les présidents de diverses associations d’anciens combattants, le lieutenant-colonel Vitali Kalinitchenko ainsi que les maires des communes de Villerupt, Thil, Tiercelet, Herserange, Fillières et Bréhain ont participé, comme ils le font depuis 92, à l’hommage rendu aux fusillés de Bréhain.

Date de création : 09/09/2012 @ 09:23
Dernière modification : 16/09/2012 @ 18:06
Catégorie : Revue de Presse
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